Sketches are used as one of ways to heal trauma caused by sexual violence

République démocratique du Congo – Goma : Ambitieuse et bienveillante, Césarine Digimani, 41 ans et mère de cinq enfants, a un rêve depuis son plus jeune âge. « Mon objectif est de soulager la souffrance des victimes de violences sexuelles dans ma communauté », dit-elle.

Ayant elle-même survécu à un viol, elle souhaite ardemment être au coté des autres femmes qui ont vécu la même expérience.

« J’ai été abusée sexuellement pendant mon enfance et personne n’a levé le petit doigt pour m’aider »

CONFESSE DIGIMANI.

En outre, sa jeune sœur a également été victime du viol et est tombée enceinte à l’âge de 16 ans. « Elle a été traitée de prostituée tandis que le violeur se promenait sans aucun remords. Ce qui m’a beaucoup blessée. « , dit-elle.

La RD Congo a souffert des séquelles du génocide rwandais de 1994 ainsi que des guerres répétées et autres atrocités commises par des groupes armés. Le viol a depuis lontemps été utilisé comme une arme, avec 1 152 femmes violées par jour, soit environ 48 viols par heure.

Discriminées et stigmatisées, beaucoup de ces femmes violées ne se sentent pas en sécurité dans leur propre communauté. Heureusement, certaines, comme Digimani, ont fait de leur situation désagréable un atout important pour créer un cadre juridique, médical et social pour les victimes de violences sexuelles.

Digimani, a créé l’association APROFIME (Action pour la promotion des filles et des jeunes femmes). 25 ans après sa création, l’impact d’APROFIME est considérable. Plus de 3 372 filles tombées enceintes précocement ont été réinsérées socialement, 712 ont été réconciliées avec leur famille et 234 filles ont obtenu leur diplôme scolaire.

Florence Kaereka, aujourd’hui enseignante en première année de coupe et de couture à APROFIME, témoigne de l’aide qu’elle a reçue de l’organisation. « Je n’aurais pas pu m’en sortir sans l’aide d’autres femmes, après le plus grand choc de ma vie, lorsque j’ai été violée à l’âge de 14 ans », dit-elle.

Dunia Bakulu Musemakweli, chef de la division provinciale de la jeunesse, reconnaît qu’APROFIME, fait partie de centre d’appuis de la province du Nord-Kivu qui aide efficacement les jeunes filles et les femmes.

« Je salue le courage d’autres femmes qui ont des initiatives visant à changer la vie des personnes dans le besoin », déclare Bakulu, faisant référence au courage de Digimani.

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